La rencontre des acteurs locaux
Pour la bonne marche de l'association, nous avons rencontré différentes personnes compétentes dans différentes domaines d'activités.



KOALA Fernand & BAKI Vincent
Deux commissaires aux comptes : et aussi mécanicien auto, tous deux investis à la mise en place du projet et de l'entretien des différents moyens de déplacement. Ils sont propriétaires de leur propre garage de réparation et grâce a leur travail méticuleux et leur soif de connaissance, la route ne sera plus un frein pour nos projets.

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La rencontre de l'administration

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Recensement des besoins immédiats
Sur place j'ai pu évaluer les différents besoins des jeunes et plus particulièrement de la troupe qui sont :
D'avoir un lieu clôt pour une répétition hors des regards.
Achat d'instruments de musique et d'accessoires de spectacle.
Confection de costumes pour la troupe sans lesquels ils ne pouvaient se produire en public car tous les groupes locaux en possèdent.
Et finalement qu'on nous montre le terrain où le projet sera implanté.
J'ai pu mettre en place un mur, il ne reste plus qu'à installer le portail. Et enfin j'ai fait faire des costumes pour 27 membres de la troupe. J'ai aussi remarqué que l'effectif du groupe augmentait de jour en jour, et avant de partir, on comptait plus de 30 personnes.

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Conclusion
Le projet du centre multiculturel prend une telle ampleur, que nous avions pensé qu'il fallait une organisation adaptée aux différentes demande des jeunes car il en sort qu'en finalité, l'association « OUAMA » aura trois volets de développement :
Un projet d'une ferme Bio-Agricole basée à Bissanderou (60 Km de Koudougou) afin de faire un retour vers notre environnement et de pouvoir récolter le fruit de cette ferme pour l'alimentation du centre et l'approvisionnement d'autres structures environnantes. Une association fût créée par les jeunes de Bissanderou et quelques jeunes de Koudougou, ce qui sera une ouverture et un échange avec d'autres milieux. Une haie vive a été plantée, afin de mettre en place le verger et l'élevage. Bientôt une construction de maison sera faite pour l'accueil des jeunes et enfin des membres habiteront sur place pour la surveillance des lieux. Grâce à madame KOLOGO Marthe et l'appui de Vienne Agro-Bio de Poitiers et son président Dominique Brunet le projet avance à grand pas, par son appui financier et technique.
A ce jour on peut considérer que le projet de la ferme Bio-Agricole est véritablement demarré : l'association est officiellement crée, une personne sue place (Mme Kologo) s'est portée volontaire pour suivre et coordonner les actions.
La première phase concrète du projet a été realisée en Juillet-Aout 2007 : plantation de 3000 plans d'arbustes épineux afin de constituer une haie vivre ainsi que quelques dizaines d'eucalyptus et de pommes de cajou.

En Décembre 2007, 85% des plans avaient pris et devraient être capable d'attendre la prochaine saison des pluies.
A chaque déplacement à Bissanderou, nous sentons les villageois trés mobilisés par ce projet collectif.
Pour le moment, il n'est pas envisageable de commencer le maraîchage avant qu'un gardien n'habite sur place et que la haie vive ai bien poussé (2 à 3 ans). De plus, nous devons proceder au remplacement des haie vive et des arbustes manquants, à commencer la fabrication des briques en banco améliorée, pour la construction d'au moin 3 cases, un poulailler et une porcherie pour le petit élevage.
Une demande s'est fait jour, et s'avère nécessaire, quand à une formation en agriculture biologique, en général (ou organique, maitrise de la matière organique) et du maraîchage en particulier.
Suite à la rencontre avec Mr Apequira Gongniembou propri'taire d'une ferme agrobiologique et formateur, c'est un elève de Pierre Rabhi, Mr Dominique Brunet à évoqué avec lui, la possibilité de monter une formation sur l'agricuture biologique qui a donner son accord de principe. Les modalités financières n'ont pas été évoquées. Aucune date n'à été évoquée pour le moment.
Si la dynamique actuelle du projet se maintient, il peut sembler opportun d'envisager cette formation. Elle pourrait constituer la troisième (future) étape de notre partenariat avec l'association Sana Doné et le groupe villageois de Bissanderou.
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Le volet sportif « Wati-Nooma » : il fût initié à l'époque en tant qu'un centre d'accueil et de formation pour jeunes et se voit aujourd'hui attribuer une nouvelle fonction qui est de créer des rencontres, des échanges entre jeunes a travers des activités sportives.

Fonctionnement :
Sous tutelle associative Franco-Burkinabé (KOOM-BALA) à Poitiers.
Le centre sera ouvert pour tous publics et toutes les nationalités, ce qui fera sa richesse particulière.
On y rencontrera et échangera avec des acteurs, actrices, et artistes locaux.
Ce qui permettra à des jeunes artistes de promouvoir leurs savoirs (artistique, culturel et chorégraphique) ce qui est valorisant aux niveaux : social, culturel, personnel et collectif.
Cela peut conduire à développer de nouveaux emplois, des nouvelles ambitions, des créations neuves, car le chômage est un grand fléau.
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Le lieu
Le Centre sera construit à Koudougou, ville située à 90 km de Ouagadougou (la capitale). Le terrain est déjà en pourparler avec le maire de Koudougou qui nous affirme son soutien et son aide à notre projet, car une telle initiative entre dans le programme de développement de la province du boulkiendé, du Burkina voire de l'Afrique et du monde.
Afin de ne pas dénaturer le patrimoine local, le Centre sera construit de manière atypique et inséré dans un décor local. Son architecture sera expressive car elle symbolisera les habitats de ses principales ethnies du Burkina et même de l'Afrique.
Nous souhaitons bâtir une construction à la fois moderne et traditionnelle en utilisant des matériaux de base (pierre taillée, banco, paille etc…) et si possible une énergie renouvelable et propre afin de participer à la sauvegarde de la nature et éviter la pollution de notre environnement.
Environnement et contexte
Le Burkina Faso
Géographie rapide : situation, superficie, population, villes principales…
Le Burkina est un pays enclavé d'Afrique de l'Ouest, entouré du Mali au nord, du Niger à l'est, du Bénin au sud-est, du Togo et du Ghana au sud et de la Côte d'Ivoire au sud-ouest. C'est un pays plat, l'altitude moyenne ne dépasse pas 400 m. Sa superficie est de 274 200 km² avec une population totale de 15 264 735 habitants, soit une densité de 48 hab./km².
Le Burkina Faso, situé au cœur du Sahel, possède un climat tropical de type soudanien caractérisé par deux saisons: une saison sèche et une saison des pluies.
Quoique peu élevé et relativement peu arrosé, le Burkina a un réseau hydrographique assez important, surtout dans sa partie méridionale. Les cours d'eau se rattachent à trois bassins principaux: les bassins de la Volta (le plus important), de la Comoé et du Niger.
Les burkinabé constitue une population très jeune, la part des moins de 15 ans représentant près de 48%.
La capitale administrative est Ouagadougou, située au centre du pays. Les principales villes sont Bobo-Dioulasso (capitale économique), Koudougou, Ouahigouya et Banfora.
Historique : « Haute Volta », colonie, rapports avec la France, langues (y compris dialectes locaux)
Le royaume mossi de Ouagadougou devient un protectorat français en 1896, puis la colonie prend le nom de Haute-Volta en 1919. En 1958 elle devient une république membre de la communauté franco-africaine. La Haute-Volta obtient l'indépendance en 1960. Le nom actuel Burkina Faso date de 1984 sous la présidence de Thomas Sankara, et signifie « le pays des hommes intègres » en langues locales.
La France a consolidé, ces dernières années, sa place de premier partenaire commercial du Burkina, de premier client et de premier fournisseur devant la Côte d'Ivoire.
La France et le Burkina Faso sont donc très liés pour des raisons historiques et culturelles, avec notamment la francophonie, la langue officielle étant le français. De nombreuses langues nationales sont aussi parlées, du fait de la diversité ethnique assez exceptionnelle (70 ethnies). Il existe plus de 60 langues et dialectes dont les trois principales sont le mooré (de Ouagadougou), le dioula (de Bobo-Dioulasso, langue des commerçants dans toute l'Afrique de l'Ouest) et le fulfudé (langue de l'ethnie peul). Ces trois langues ont été choisies en 1974 car elles sont considérées par l'État comme des langues véhiculaires dans le pays. La quasi-totalité de ces langues appartiennent à la famille des langues nigéro-congolaises.
Au plan religieux, les croyances traditionnelles animistes restent majoritaires (45%) malgré les assauts des religions monothéistes et des sectes : musulmans (43%), chrétiens (12%) dont catholiques (6%) et protestants (6%).
Economie : emploi, agriculture, chômage, artisanat, immigration…
Le secteur agricole demeure le moteur du développement économique et social du Burkina Faso. Etant un secteur vital de l'économie burkinabé, il constitue la principale source de revenus pour près de 80 % de la population active et procure plus de 50 % des recettes totales d'exportations. Les cultures vivrières occupent environ 85 % des surfaces totales cultivées et sont essentiellement composées du mil, du sorgho, du maïs et du riz. Les principales cultures de rente sont le coton qui constitue la première source de devises, l'arachide principalement destinée au marché intérieur, le sésame, l'amende de karité, les noix de cajou etc. Il s'agit principalement d'élevage mais également, surtout dans le sud et le sud-ouest, de culture (sorgho, mil, maïs, arachides, riz). Le pays est le premier producteur de coton en Afrique, une culture d'exportation que domine l'économie, résistant à la chute des cours mondiaux.
L'élevage contribue pour environ 10 % du PIB et occupe environ 6 % de la population active. Il constitue la deuxième source de devises après le coton.
Le secteur secondaire (industrie, bâtiment et travaux publics, énergie, mine, artisanat...) est très faible, occupant près de 4% de la population active et contribuant à environ 15 % au PIB. L'industrie burkinabé, notamment manufacturière, est embryonnaire. Les principales activités industrielles sont concentrées dans les branches agro-alimentaires. La plupart des unités industrielles est implantée au centre (à Ouagadougou) et à l'ouest (à Bobo-Dioulasso) du pays.
Le secteur artisanal est en plein essor mais reste dans le secteur " informel " qui occupe environ 80% des actifs urbains.
Le secteur tertiaire (administration, commerce, transports et communication, services) a participé à près de 44 % au PIB, grâce notamment au développement du sous-secteur des services marchands.
Le Burkina Faso est un pays en voie de développement. Une situation qui s'explique en partie par la faiblesse des ressources naturelles (et de celles des prix de ces ressources naturelles sur le marché mondial), l'aridité des sols et l'absence de mise en valeur durant la période coloniale, et la démographie. Le tiers de la population du pays vit en dessous du seuil de pauvreté.
Le chômage entraîne un fort taux d'émigration : par exemple, trois millions de burkinabè vivent en Côte d'Ivoire. Selon la banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest, ces migrants rapatrient chaque année des dizaines de milliards de francs CFA au Burkina Faso. L'aide internationale contribue également pour une grande part à l'activité économique du pays.
Le Burkina Faso est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine et de l'Autorité de Liptako-Gourma qui est chargée de prévenir les crises alimentaires et les sécheresses par la coopération de chaque pays membre.
Culturel : danse, musique, artistique (sculpture, batik, tissage…)
Caractéristique de la pluralité des ethnies du pays, la culture burkinabè englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les systèmes de valeurs, les traditions, les croyances et les droits fondamentaux de l'être humain. Cette culture est présente dans les actes des membres de la société burkinabè, des actes les plus banaux et quotidiens aux actes les plus solennels et décisifs. Elle assure la cohésion de ses membres et leur sert de référentiel.
Le Burkinabè se perçoit à travers des traits culturels précis : l'hospitalité, l'humilité, la loyauté, la politesse, le respect du bien commun, l'acharnement au travail et le courage dans l'adversité, l'amour pour la patrie. Ces traits culturels sont vénérés à travers des manifestations culturelles telles que les contes, chants, danses, lettres et arts, cérémonies coutumières et religieuses diverses. Ils ont fait l'histoire commune des populations et assuré une cohésion sociale et une harmonie inter-ethnique.
La majeure partie des activités culturelles se déroule presque quotidiennement dans les 8 000 villages du pays, où vivent près de 90% de la population composée d'agriculteurs et d'éleveurs. Les villes de moyenne importance connaissent également une vie culturelle intense. Il s'agit principalement d'activités de réjouissance telles que musique et danse avant, pendant ou après les activités champêtres ; ou de cérémonies coutumières ou religieuses telles que naissances, décès, initiations, intronisations de chefs traditionnels, etc.
Dans les grandes villes, les activités culturelles sont constituées de petites ou moyennes manifestations telles que danses, représentations théâtrales, concerts, projections cinématographiques, etc., et de grands festivals ou semaines à envergure nationale ou internationale. Ces activités sont organisées annuellement ou en biennale, par l'Etat ou le secteur privé.
Parmi les activités culturelles organisées par l'Etat, on peut citer : le Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) ; le Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou (SIAO) ; et la Semaine Nationale de la Culture (SNC) à Bobo-Dioulasso. Du secteur privé relèvent les grandes manifestations suivantes qui ont également une audience nationale et internationale :le Festival International de Théâtre de Développement (FITD) à Ouagadougou ; le Festival International de Théâtre et de Marionnettes de Ouagadougou (FITMO) ; le Festival des masques de la Sissili et du Sanguié (danses de masques en costumes de fibres et à représentations animales) ; la Finale du Carnaval Dodo (danses de masques à représentations animales) à Ouagadougou ; la Finale du Carnaval Salou à Ouagadougou ; la Finale du Festival KIBGA (danses de femmes) à Ouagadougou ; les Nuits Atypiques de Koudougou (NAK).
Le Salon de Ouagadougou se veut la vitrine du savoir-faire des artisans burkinabé, mais aussi de toute l'Afrique. Le SIAO est le plus grand salon Africain où sont exposés divers objets d'art, de culture et divers représentant l'art africain. Les produits et secteurs d'activité représentés sont : la sculpture sur bronze et sur bois, la maroquinerie, la vannerie, la peinture, le textile-confection, la broderie, la bijouterie, les instruments de musique africains, les objets de décoration, la ferronnerie, le tissage, le batik (forme de peinture sur tissu), la poterie-céramique, l'armurerie, le mobilier, l'artisanat de récupération, l'art de la calebasse.
Koudougou
Géographie : population, situation…
Troisième ville du Burkina avec plus de 73 000 habitants, Koudougou est située dans la région Centre Ouest, dans la province du Boulkiemdé. Elle est située à 100 km à l'ouest de Ouagadougou dans le plateau central et à 280 km de Bobo. Au plan administratif, la commune cumule quatre fonctions. Outre son statut de commune urbaine, elle est le chef lieu de la région de Centre Ouest, de la province du Boulkièmdé et du département de Koudougou.
Avec la communalisation intégrale du Burkina Faso, les limites communales s'étendent désormais aux limites du département de Koudougou. La nouvelle superficie de la commune est d'environ 580 km².
Chef-lieu de la province du Boulkiemdé, Koudougou est peuplée principalement par des Mossi et des Gourounsi mais aussi par de nombreux autres groupes ethniques attirés par les deux usines de textile et d'égrenage du coton (Faso - fani et Sofitex ).
Koudougou : ville dynamique, carrefour de manifestations artistiques : NAK, théâtre, troupes de danse, musique
Les Nuits Atypiques de Koudougou sont un festival international de musiques et de danses, créées en 1996 par l'association Benemnoma, ayant pour objectif global de contribuer au rapprochement des peuples par la Culture et l'Art. Le festival prévoit un village atypique composé de différents espaces: un lieu d'exposition, le Kombi Ziiga (espace de création et de création pour enfants), un lieu de rencontres professionnelles entre artistes d'Afrique et d'ailleurs, des stages d'initiation et de perfectionnement de musique et de danses. Il est par exemple organisé des animations populaires chez les chefs coutumiers de Koudougou et une journée de la Femme, exclusivement animée par des femmes, autour d'échanges culturels, sportifs et culinaires.
Les spectacles et concerts se déroulent au Théâtre Populaire de Koudougou, à l'Octave, scène en plein air et tremplin de promotion pour les artistes nationaux.
Les Nuits Atypiques (NAK) de Koudougou est un cadre international de rencontres et de partages de toutes les formes d'expressions artistiques et culturelles. Il est fortement soutenu par divers festivals comme le « Festival mundial » de Tilburg en Hollande, et les « Nuits Atypiques de Langon » en France. En excluant toute idée de compétition et en axant tous les efforts sur la qualité des spectacles, les NAK se veulent un trait d'union pour le rapprochement, la compréhension et l'amour entre tous les peuples. Elles veillent aussi à la diversité des groupes et insistent pour qu'à chaque édition, tous les continents soient représentés et que chaque artiste s'exprime en fonction de son originalité et de sa spécificité. Les NAK remportent un grand succès auprès de la population Burkinabè et plus largement de toute l'Afrique de l'ouest. Les NAK sont générateurs d'activités et d'économie dans la région avec notamment le développement de petit commerce et de l'artisanat.
L'association Benemnoma, à l'origine des NAK, est un centre de formation initiale et permanente en milieu ouvert, fondé par Koudbi Koala à Koudougou, et qui s'adresse aux enfants rejetés par le système scolaire classique. Financé grâce aux activités de la troupe de percussion et de danse Saaba, ce projet a donné naissance à une ONG très active, à un centre Emmaüs International et aux Nuits Atypiques de Koudougou, premier festival musical international d'initiative privée au " pays des hommes intègres ". En janvier 1985, l'attribution d'un terrain de quatre hectares dans le quartier de sa famille permet enfin à Koudbi de concrétiser son projet d'école destinée aux enfants qui ne peuvent accéder au système scolaire classique. Le volet culturel reste toutefois la base du projet de Benemnnoma et occupe aujourd'hui 60% de son activité. Le travail réalisé depuis des années par Benemnooma en faveur du développement de la culture est exemplaire.
La troupe Saaba a été créée en 1982 par Koudbi Koala. Ses membres appartiennent pour la plupart à l'ethnie Mossi. La grande famille Koala qui compose pour l'essentiel la troupe appartient à la caste des forgerons. En mooré, langue que parlent les Mossi, Saaba signifie d'ailleurs forgeron « Le forgeron - raconte Koudbi Koala, est un personnage très important et très respecté. C'est un homme qui vit un peu à l'écart du village et qui est en relation avec les forces vitales fondamentales. Il est dépositaire d'un savoir mystérieux : le secret de la foudre ».
La Cité des Arts est un centre artisanal et culturel dont l'objectif est de regrouper des artisans et artistes pour leur permettre de s'exprimer et aussi de donner la possibilité à des jeunes sans situation d'apprendre un métier. La Cité des Arts dispose de plusieurs ateliers traditionnels (batik, montage de percus, teinture, bronze...), d'une galerie d'exposition, d'une scène musicale, d'une salle polyvalente et d'une maison d'hébergement pour accueillir des stagiaires sur 2 semaines. La Cité des Arts , c'est aussi un groupe de musique traditionnelle et une troupe de danse 'Wiskoamba' (folklore de la région de Koudougou).

Pérennisation du Projet
« Lorsqu'on te frotte le dos, fais l'effort de te laver le visage » dit on au Burkina. C'est que les aides et autres subventions nous permettront de réaliser ce rêve qui nous tient à cœur, mais à quoi cela servirait si nous ne pouvons pas pérenniser notre ambition? « koom bala » prévoit intensifier certaines activités durables comme les tournées de sa troupe Ouama, l'organisation des voyages de découverte des européens au Burkina, la réalisation des films de sensibilisation sur les maladies comme le SIDA, la planification familiale, l'immigration... De plus les formations sur la musique et les danses africaines ainsi que la visite du musée de musique traditionnelle vont procurer des revenus pouvant contribuer à la prise en charge du fonctionnement du centre.
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Les actions
Ce projet comporte plusieurs temps d'actions pour l'association Koom Bala :
Actuellement une maquette du centre est réalisée, et sera présentée lors de nos manifestations afin de proposer l'achat de matériaux nécessaires à la construction du centre.
Ainsi le public pourra financer en partie par exemple des parpaings, des portes, des fenêtres etc… au prix réel d'achat au Burkina.
Dans un premier temps : une équipe de bénévoles se rendra au Burkina Faso pour le commencement des constructions sous forme de séjour découverte avec visite du Burkina. Nous sommes déjà en relation avec des centres socio-culturels afin d'amener des jeunes sur deux semaines pour une rencontre entre jeunes d'ici et de là-bas au mois août 2008. Au programme une semaine de chantier construction, et ensuite la visite du Burkina-Faso.
Dans un deuxième temps : l'équipement du centre et la définition des responsabilités personnelles pour un fonctionnement optimal.
Les employés : 11 personnes